Salon International de l’édition et du Livre vu et revu

SIEL 2017

C’est en février que se tient tous les ans le salon international de l’édition et du livre à Casablanca. Et tous les ans (ou presque), j’y vais en espérant que ça s’améliore. Certes, il y a chaque année plus de stands, plus de diversité et cette année même des cafés aux allures bio (en bois et liège), mais je trouve que la qualité n’y est toujours pas. Voici un petit tour, bien entendu subjectif, des points positifs et négatifs de cette 23 ème édition :

Salon international de l’édition et du livre – Points positifs :

Signalisation :

Je trouve que cette année la signalisation des stands est plutôt améliorée. Il est vrai qu’on ne retrouve pas aisément tous les stands, mais un grand plan d’accès est disponible, la numérotation et la signalisation y étaient et tout était étiqueté.

Diversité :

On retrouve des stands de plusieurs pays dont la Chine, les USA, l’Afrique Centrale (invitée d’honneur de cette édition), Liban, Egypte, France et bien d’autres pays. Ce que j’ai beaucoup apprécié cette année, c’est le stand américain. Il y avait plein de jeux instructifs pour les petits, qui relevaient plus de la robotique. On voyait également les représentants des stands interagir avec le grand public, avec beaucoup de passion et de bonne humeur. Aussi, le stand français était toujours aussi bien animé. Le débat était là et les gens semblaient tous se connaître.

Salon international de l’édition et du livre – axes d’amélioration:

Entrée payante et prix élevés des livres :

De nombreuses personnes visitent le salon du livre, de tout âge d’ailleurs. Parents, enfants et jeunes, on y trouve de tout malgré l’entrée payante (10 dhs n’est pas rien pour tout le monde). Je suis bien d’accord qu’il faut régulariser l’entrée mais je trouve que l’organisation en soi ne mérite pas que l’entrée soit payante. Quant aux prix des livres, je trouve qu’ils sont à revoir (baisser). Ils sont presque les mêmes qu’en libraire, pour la plupart. Et honnêtement, les offres et promotions ne sont pas aussi intéressantes.

Pour un pays avec une aussi faible moyenne de livres lus par citoyen,  faire payer à l’entrée et avoir des prix de livres élevés est loin d’être la stratégie à adopter.

Sonorisation :

Bien que les salles de conférences sont fermées, on y entend pas clairement les conférenciers et l’échange, avec tout le vacarme autour, est très difficile.

Représentants des stands marocains :

Contrairement au stand américain, dont j’ai parlé plus haut, les stands marocains, plutôt leurs représentants, laissaient à désirer. Aucune passion ou joie de vivre, pas de sourire ni même de salutations. Ils n’étaient même pas contents quand ils vendaient. Cette année, mon beau-frère a publié un livre et nous étions super excités, mon mari et moi, d’aller acquérir des copies. Par contre une fois au stand, notre joie et bonne humeur s’est dissipé laissant place à une morosité et crispation.

Site officiel du salon : ici

More from Rima BELRHAZI

La somalie, autrement : 5 choses à savoir sur ce pays

Bien que timidement, certains pays et médias parlent depuis plus de deux...
Read More

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *