8 mars : aux hommes de ma vie, MERCI !

Aujourd’hui est la journée internationale des droits des femmes. Je pourrai parler des femmes qui ont marqué notre temps, leur rendre hommage. Je pourrai remercier toutes les femmes du monde pour toute la beauté et l’amour qu’elles offrent à ce monde. Mais, d’autres l’ont fait avant moi et je les remercie. Je les remercie, parce qu’elle me donne l’opportunité aujourd’hui, en ce jour consacré à nous rendre hommage, de rendre hommage à tous les hommes qui nous ont aimé, soutenu et qui se sont battus en notre nom, sans qu’on ait à le demander.

Nous n’avons pas mené ce combat seul. Nous ne sommes pas arrivées là où on est aujourd’hui, bien que le chemin est encore long, toutes seules. Non parce que nous sommes faibles toutes seules, mais parce qu’ils sont faibles tous seuls aussi. L’homme ne peut vivre sans la femme et la femme sans homme (même les couples gay ont besoin du sexe opposé pour avoir un enfant). Mon père m’a aimé avant tout autre homme. Il m’a bercé, il a chanté pour moi, il a pleuré devant moi et il a même survécu aux revers du sort pour mener cette vie avec moi.

J’ai grandi avec trois frères. Il n’est pas très aisé de s’imposer quand on est la seule fille. Quand j’élevais la voix à la limite de mes cordes, mes frères l’emporteront d’un simple ton plus grave. Mais, mon père, lui, m’a donné la parole avant que je ne puisse la formuler seule. Il a parlé pour moi. Il ne m’a jamais interdit de jouer « comme un garçon », de m’habiller « comme un garçon », d’ailleurs, et je ne sais pas comment il a fait, mais il nous a aimé tous pareil, mais moi un peu plus.

Je ne me suis jamais sentie aussi belle que dans ses yeux. Je ne me suis jamais sentie aussi féminine que quand il m’appelait « lalla benti ». Je ne me suis jamais sentie aussi forte que quand je pleurais dans ses bras. Il n’a jamais vu mes larmes comme une faiblesse mais comme une force qui émanait de ma sensibilité au monde. Je n’ai jamais eu peur de tenir face à mes frères, peut-être parce que je savais qu’il allait me défendre si les choses dérapaient, ou peut-être parce qu’il m’avait donné la force de me sentir égale à eux.

Mon père tenait probablement sa force de sa maman, de ses sœurs et de ma belle maman. Mais il avait réussi à la donner non seulement à sa fille mais aussi à ses fils. Car, mes frères ont beau être aussi énervants les uns que les autres, ils ont toujours respecté et honoré la femme dans notre société. Ils ne jugeaient pas qu’une femme devrait « souffrir » autant qu’un homme dans la vie. Ils pensaient simplement qu’elle avait le droit de le faire, s’il le fallait ou s’il le voulait et que c’était tout à son honneur.

Aujourd’hui, la petite fille que j’étais est devenue femme. Mon mari, le 5 ème homme de ma vie (avec mon père et mes 3 frères, sans ordre précis) est un homme merveilleux. Il croit en moi plus que je ne le fais en mes moments de gloire. Il m’épaule dans tout ce que j’entreprends. Il est ma force, mon courage et mon bonheur. Il y a cette citation de Gabriel-Marie Legouvé qui dit « derrière chaque grand homme se cache une femme ». Aujourd’hui et grâce à tous les hommes de ma vie, je pense qu’aux côtés de chaque grand homme se tient une grande dame.

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